Comment le gouvernement a géré la canicule de 2003 | INA

ina - 06/07
À la suite de la canicule qui a frappé la France à la fin du mois de juin 2026, l’exécutif a été critiqué pour son manque de préparation et sa gestion de la crise. En 2003, lors de la canicule historique qui a causé la mort de 15 000 personnes, l’inaction du gouvernement de l’époque avait également été mise en cause par l’opposition.

15 000 morts en deux semaines. Tel est le lourd bilan humain de la canicule de 2003. Pourquoi une telle hécatombe ? L’inaction de l’État est largement mise en cause. Sans plan canicule et sans système d’alerte, tels que nous les connaissons aujourd’hui, le gouvernement tarde à réagir.

La France suffoque

Du contexte est nécessaire pour comprendre l’ampleur de la catastrophe causée par cette canicule du mois d’août 2003. Cette année connaît un été record, le plus chaud observé depuis 1947. Trois vagues de chaleur frappent la France dès le mois de juin, puis en juillet. C’est dans ce climat déjà étouffant que le pays subit une troisième canicule au mois d’août. Elle commence le 2 et s’achève plus de deux semaines plus tard, le 17.

Au début, dans les médias qui relaient cet événement par le prisme des vacanciers, le traitement de cette actualité est parfois léger, en témoigne ce reportage diffusé le 3 août 2003, sur Antenne 2 : « Rester à l’ombre, pas question pour les sirènes de la Côte d’Azur. 25 degrés dans l'eau, 39 sur la plage, le mois d’août s’annonce radieux et c’est tant mieux ! » Un mois d’août « radieux » ? Tant s’en faut ! Très rapidement, les températures grimpent et des records sont battus. Le 4 août, on relève 40,7° à Toulouse, 41,1° à Bergerac et Dax ou 41,8° à Montauban. Sans parler des pics de pollution à l’ozone, de la sécheresse, des incendies et des invasions d’insectes.

Très vite, les services d’urgences dans les hôpitaux sont débordés, par l’afflux de patients fragiles. « On n'a pas de lits d'hospitalisation, on a un nombre de malades qui augmente aux urgences. Le problème, c'est que les urgences sont sur-encombrées avec des délais d'attente extrêmement importants, des conditions d'accueil qui sont déplorables. Et pour le personnel, une charge de travail qui n'est pas...
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